NOTRE-DAME, APRES LES LARMES

Posté le 27 avril 2019 par apreslhistoire dans Eglises et religion, Morceaux choisis

« Toujours penchée sur le grabat des âmes, Elle [la Vierge Marie]
lavait les plaies, pansait les blessures, réconfortait
les défaillantes langueurs des conversions. »
Huysmans
La Cathédrale (Gallimard, coll. Folio, 2017, p. 49) (1)

« La nuit s’est tout à coup appesantie sur la France. »
Georges Bernanos
Le Chemin de la Croix-des-Âmes
(Gallimard, 1948, p.  42)

ALBERT-MARQUET-NOTRE-DAME-DE-PARIS (3)

Albert Marquet, Notre-Dame de Paris (1922)
Source : Internet

Et la cathédrale Notre-Dame de Paris brûla le premier jour de la Semaine sainte de l’an 2019.
À cette France catholique, « fille aînée de l’Église », rien ne sera donc épargné…
La Pâque de cette année fut bien différente de celles que j’ai vécues jusqu’à ce jour.
Mais la force de la foi est plus forte que les pierres. Elle nous permet, parfois difficilement, de résister à notre propre effondrement intérieur.

Et Dieu nous a fait don des larmes.

Alors que le dimanche pascal, le dimanche de la Résurrection, sèche les larmes du triduum (Jeudi, Vendredi et Samedi saints), celui de l’an 2019 a vu nos larmes se mêler à nos prières ferventes. Les Offices des Ténèbres (ces magnifiques cérémonies de psaumes, de chants et de répons) au cours desquels les bougies sur l’autel sont éteintes les unes après les autres, le Chemin de croix autour de l’église de ma paroisse (Saint-Ambroise de Paris), Vendredi saint, étaient encore plus tristes que d’habitude…

Mais l’archevêque de Paris, Monseigneur Michel Aupetit, a eu ces mots simples et réconfortants qui ont sans doute aidé nombre de fidèles à surmonter l’épreuve : « Cet écrin [de Notre-Dame], pour quel bijou [a-t-il été construit] ? Ce n’est pas pour la couronne d’épines. C’est pour un morceau de pain [l'hostie] dont nous croyons qu’il est le corps du Christ. Et ça, ça demeure. Personne ne pourra jamais le détruire. »

Notre-Dame de Paris a inspiré et irrigué la littérature (romans, poèmes et récits). Plusieurs textes ont été cités dans la presse. Il paraît que Notre-Dame de Paris de Victor Hugo se vend comme jamais…

J’ai choisi d’autres textes pour rendre hommage à notre cathédrale suppliciée : un extrait de La conversion de Paul Claudel (1913), un dimanche de Noël dans cette cathédrale, l’évocation par François Villon du bourdon Jacqueline, qui n’était pas encore le bourdon Emmanuel d’aujourd’hui, dans le Grand Testament (1461), la présentation des saints du fronton de Notre-Dame par Charles Péguy dans Le Porche du mystère de la deuxième vertu (1911).

Et puis deux autres textes qui n’ont aucun lien direct avec Notre-Dame de Paris, mais qui renvoient l’un à l’esprit des cathédrales, l’autre à l’impuissance des larmes à surmonter le malheur.

Le premier est extrait du Chemin de la Croix-des-Âmes de Georges Bernanos (1948) et, plus précisément, de l’article intitulé Le front des cathédrales (août 1940) dans lequel le grand écrivain catholique parle de l’esprit des cathédrales, de leurs bâtisseurs et du nécessaire temps long pour les construire ; cinglant rappel à celles et ceux qui pensent « reconstruire » en cinq ans ce qui a été détruit à Notre-Dame de Paris.

Les cendres encore chaudes, on nous parla déjà d’un concours architectural pour « remplacer » (sic) la flèche de Viollet-le-Duc… Ni le temps du chagrin, ni le temps du deuil, ni, pour certains, le temps de la prostration n’aura été respecté. Rien, encore une fois, ne nous sera épargné. 

Le tragique requiert le temps, la méditation, l’acceptation, aussi. C’est le temps nécessaire pour dépasser l’état de sidération. Mais ce temps-là aussi fut supplicié. Il faut combler le vide physique et symbolique le plus rapidement possible, se fixer des objectifs invraisemblables. Alors que le silence, voire le mutisme, aurait dû s’imposer, c’est le déferlement d’analyses, d’expertises, de projections qui s’imposa. 

Le second texte est une superbe méditation sur les larmes extraite des Regrets (1558) – cinquante deuxième sonnet, en l’occurrence – de Joachim Du Bellay. Il était impossible de ne pas pleurer et nous pleurerons encore, mais, pour reprendre la méditation du poète, ces larmes ne serviront pas de remède au malheur. 

Je n’ai pratiquement regardé aucune photographie, n’ai visionné aucune vidéo et n’ai donc aucun souvenir visuel de cet effroyable événement. La seule photographie dont j’ai soutenu le regard est celle de cette superbe Croix dorée, au fond de la nef de Notre-Dame, qui ne s’est pas effondrée. Symbole superbe de la résistance de la Croix et du Verbe aux forces du Mal. 

J’ai choisi des tableaux de Notre-Dame de Paris, plutôt que des photographies, pour illustrer cette note écrite dans « un ardent sanglot ». Cette imagerie nous donne à voir une autre cathédrale. La chaleur des couleurs, le calme qui s’en dégage me paraissent contribuer à l’apaisement de notre peine immense, même si, à l’instar des larmes, ces tableaux ne sont pas un remède au malheur.

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ob 74737c 76-001544.jpg - André Suarès (2)

Paris sous la neige, Albert Lebourg (1849 – 1928)
Source : Internet

La conversion de Paul Claudel

« Je suis né le 6 août 1868. Ma conversion s’est produite le 25 décembre 1886. J’avais donc dix-huit ans. Mais le développement de mon caractère était déjà à ce moment très avancé. Bien que rattachée des deux côtés à des lignées de croyants qui ont donné plusieurs prêtres à l’Église, ma famille était indifférente et, après notre arrivée à Paris, devint nettement étrangère aux choses de la foi. [...]

À dix-huit ans, je croyais donc ce que croyaient la plupart des gens cultivés de ce temps. La forte idée de l’individuel et du concret était obscurcie en moi. J’acceptais l’hypothèse moniste et mécaniste dans toute sa rigueur ; je croyais que tout était soumis aux « lois », et que ce monde était un enchaînement d’effets et de causes que la science allait arriver après-demain à débrouiller parfaitement. Tout cela me semblait d’ailleurs fort triste et fort ennuyeux. Quant à l’idée du devoir kantien que nous présentait mon professeur de philosophie, M. Burdeau, jamais il ne me fut possible de la digérer. [....]

Je vivais d’ailleurs dans l’immoralité et, peu à peu, je tombai dans un état de désespoir. La mort de mon grand-père, que j’avais vu de longs mois rongé par un cancer de l’estomac, m’avait inspiré une profonde terreur et la pensée de la mort ne me quittait pas. J’avais complètement oublié la religion et j’étais à son égard d’une ignorance sauvage. La première lueur de vérité me fut donnée par la rencontre des livres d’un grand poète, à qui je dois une éternelle reconnaissance, et qui a eu dans la formation de ma pensée une part prépondérante, Arthur Rimbaud. La lecture des Illuminations, puis, quelques mois après, d’Une Saison en enfer, fut pour moi un événement capital. Pour la première fois, ces livres ouvraient une fissure dans mon bagne matérialiste et me donnaient l’impression vivante et presque physique du surnaturel. Mais mon état habituel d’asphyxie et de désespoir restait le même.

Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris, pour y suivre l’office de Noël. Je commençais alors à écrire et il me semblait que dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettantisme supérieur, je trouverais un excitant approprié et la matière de quelques exercices décadents. C’est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j’assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand’messe. Puis, n’ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. J’étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l’entrée du choeur à droite du côté de la sacristie. Et c’est alors que se produisit l’événement qui domine toute ma vie.

En un instant, mon coeur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J’avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l’innocence, de l’éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. »  (Paul Claudel, Conversion, 1913).

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Le Grand Testament de François Villon

« De même, je veux qu’on sonne à grande volée
Le gros bourdon, qui n’est pas en verre ; 
Bien qu’il ne soit coeur qui ne tremble,
Quand de sonner il va à son train (allure).
Il a sauvé mainte bonne terre.
Dans le passé, chacun le sait : 
Fût-ce soldats ou bien tonnerre
Quand il sonnait, tout mal cessait.

Les sonneurs auront quatre miches
Et, si c’est (trop) peu, une demi-douzaine ; 
Les plus riches ne donne(nt) pas autant ;
Mais ils seront de saint Étienne. »

(François Villon, Le Grand Testament, extrait, 1461)

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Le Porche du mystère de la deuxième vertu de Charles Péguy

« Il faut dire la vérité. C’est pourtant bien un grand saint que saint Marcel.
Et un bien grand patron.
(Bien qu’on ne sache pas au juste ce qu’il a fait. Mais il ne faut pas le dire.
Et il y en eut peut-être même plusieurs.
Mais enfin il a déjà été un grand saint, mettons même un saint, c’est déjà beaucoup.)
Mais il y a des jours où il faut aller plus haut.

Il ne faut pas avoir peur de dire la vérité. C’est pourtant une bien grande sainte que sainte Germaine.
Et bien une grande patronne. Et qui doit être bien puissante.
(Bien qu’on ne sache pas au juste ce qu’elle a fait. Mais il ne faut pas le dire.)
Mais qu’est-ce que ça fait, elle a fait au moins qu’elle a été une sainte et une grande sainte. Et c’est déjà beaucoup.
C’est déjà tout.
Être seulement une sainte, c’est déjà tout.
Et il y a son compère saint Germain, qui peut servir, né à Auxerre, évêque d’Auxerre, qui aura cette gloire éternelle.
D’avoir consacré à Dieu notre grande sainte et notre grande patronne et notre grande amie.
Sainte Geneviève
qui était une simple bergère. 

Saint Germain, dit l’Auxerrois, né à Auxerre, évêque d’Auxerre.
Évêque et saint du temps des armées barbares,
Et du refoulement des armées barbares,
Évêque et saint de France,
Et qui peut servir de patron.
D’un très grand patron.

Et cette sainte Geneviève, née à Nanterre.
Parisienne, patronne de Paris.
Patronne et sainte de France voilà de grands patrons et de grands saints.
Saint Marcel, saint Germain, sainte Geneviève.
Pourtant il y a des jours où les plus grandes amitiés ne suffisent pas.
Ni Marcel ni Geneviève,
Geneviève notre grande amie.
Ni les plus grands patronages ni les plus grandes saintetés.
Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas.
Les plus grands patrons et les plus grands saints.
Les patrons ordinaires, les saints ordinaires.
Et où il faut monter, monter encore, monter toujours ;
toujours plus haut, aller encore. 

(Charles Péguy, Le Porche du mystère de la deuxième vertu, 1911) (2)

Johan-Barthold-Jongkind-The-Seine-and-Notre-Dame-de-Paris-wahooart (2)

La Seine et Notre-Dame de Paris, Johan Barthold Jongkind (1819 – 1891)
Source : Internet

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Le front des cathédrales de Georges Bernanos

« Le front des cathédrales est celui du peuple français, je veux dire cette part encore si grande de notre peuple qui réagit naturellement, selon sa nature, par des mouvements spontanés que les jeunes réalistes qualifient dédaigneusement « d’entraînements sentimentaux », mais qui sont réellement des réflexes héréditaires, formés au cours des siècles, et d’une humanité mille fois plus précieuse que les complexes artificiels dont s’enorgueillissent si comiquement de pauvres petits jeunes gens sans fraîcheur, macérés dans toutes les essences intellectuelles ou spirituelles à la mode, comme des cornichons dans du vinaigre.

J’ai bien le droit d’appeler ce peuple le peuple des cathédrales parce que d’abord ce sont nos ancêtres qui les ont bâties. Et ils les ont bâties dans le même esprit que leurs descendants les bâtiraient encore aujourd’hui, si la hideuse sollicitude des méthodes de taylorisation ne s’était efforcée, d’ailleurs en vain, de les transformer en automates inconscients. Je puis l’affirmer parce que je le sais, je ne témoigne que de ce que j’ai vu. Il y a vingt ans, j’ai vu ce peuple faire la guerre, et il la faisait avec la même patience, la même simplicité, le même coeur que ses pères avaient fait les cathédrales. Avec la même lenteur aussi, car c’est un peuple qui ne compte pas avec le temps, qui a le souci presque religieux du détail du « fini », du « fignolé », qui aime sa besogne à proportion du temps qu’elle lui a coûté, de ce qu’elle a usé ses mains. »

(Georges Bernanos, Le front des cathédrales, août 1940) (3)

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Que faire de toutes ces larmes ? Les Regrets de Joachim Du Bellay

« Si les larmes servaient de remède au malheur,
Et le pleurer pouvait la tristesse arrêter,
On devrait, Seigneur mien, les larmes acheter,
Et ne se trouverait rien si cher que le pleur.

Mais les pleurs en effet sont de nulle valeur :
Car soit qu’on ne se veuille en pleurant tourmenter,
Ou soit que nuit et jour on veuille lamenter,
On ne peut que divertir le cours de la douleur. »[...]

(Joachim Du Bellay, Les Regrets, n° 52, extrait, 1558) (4)

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Jean Gourmelon - Notre-Dame de Paris - XXe

Notre-Dame de Paris, Jean Gourmelon (XXe siècle)
Source : Internet 

J’aurais pu ajouter Rabelais et le chapitre de Gargantua dans lequel le héros bien connu forme le projet de décrocher les cloches de Notre-Dame de Paris pour les emmener avec lui et quelques autres chefs-d’oeuvre encore…

Je ne suis pas à ce jour allé sur les lieux et je ne m’y rendrai pas. Je préfère conserver mes souvenirs intacts de ce qui est le coeur et l’âme de Paris. Parmi ces souvenirs, il y a le remplacement et la bénédiction de certaines cloches lors du jubilé de la cathédrale en 2013. Présentées dans la nef, ces cloches immenses renvoyaient le visiteur, croyant ou non, à son humilité comme à sa finitude, car ces cloches lui survivront (et nous en avons à ce jour la confirmation, malgré la puissance de l’incendie).

On peut tenter de se consoler en sachant que le Trésor (qui contient notamment la Sainte Couronne d’épines et la Tunique de saint Louis) ainsi que le coq qui trônait sur la flèche ont été préservés, de même que la Croix donc du fond de la nef, les rosaces du XIIIe siècle et, semble-t-il, tous les célèbres Mays (immenses tableaux représentant des scènes religieuses) ainsi que quelques autres joyaux (dont le grand orgue de Cavaillé-Coll).

Mais la perte est immense, tant matériellement que symboliquement.

Comme cela ne suffisait pas à leur malheur, les chrétiens ont dû également subir le jour même de Pâques (le jour le plus heureux, avec la naissance de Jésus) des attentats épouvantables au Sri Lanka dont certains commis pendant les offices de la Résurrection. Une église fut soufflée par une bombe alors que les fidèles chantaient le Gloria

La Pâque de 2019 restera définitivement triste, lestée par le désespoir.

Le Mal rôde et sévit, mais les chrétiens savent que leur foi est forte et leurs convictions justes. Les cérémonies qui se sont déroulées dans de nombreuses paroisses pendant la Semaine sainte attestent de l’attachement de nombre de Français (pour ne citer que notre pays) au christianisme en général et au catholicisme romain en particulier. N’en déplaise à ceux qui ne cessent de répéter, telle une (mauvaise) antienne, que le catholicisme décline.

Dans certaines paroisses, faute de prêtres en effet, certaines églises sont fermées ou ouvertes épisodiquement. Mais là où il y a des prêtres, dans les villes, comme dans les villages, les églises sont souvent pleines, les générations variées (ainsi dans l’église de ma paroisse parisienne). Mais pour s’en rendre compte, il faut s’abstraire des statistiques, plus ou moins actualisées, qui servent en fait d’idéologie pour diffuser un discours, égarer les hommes du chemin du Bien, et faire l’expérience sensible de se rendre aux offices, de partager ainsi le message chrétien et plus encore celui des Évangiles, loin, très loin des idéologies, qu’elles soient politiques ou religieuses…

Ce dont je suis intimement persuadé par ailleurs, c’est que, même sous les gravats et sous ses ruines, Notre-Dame de Paris continuera de veiller sur nos âmes…

******

Pour avoir la force de contempler le malheur, quand on est malheureux,
il faut le pain surnaturel. 

Ne pas chercher à ne pas souffrir ni à moins souffrir,
mais à ne pas être altéré par la souffrance.

(Simone Weil, La pesanteur et la grâce) (5),

 

******

Emmanuel Fournigault
Le 27 avril 2019

—————————————————-
(1) Ce superbe livre de Huysmans, publié en 1898, évoque avec profondeur l’éblouissement que provoqua la découverte par l’auteur de la cathédrale de Chartes.
(2) Poésie/Gallimard, 1986 pour l’édition référencée, pp. 51-52.
(3) Le Chemin de la Croix-des Âmes, op. cité, pp. 44-45.
(4) Poésie/Gallimard, 1967 pour l’édition référencée, pp. 111-112.
(5) Pocket, coll. Agora, 1988, pour l’édition référencée, respectivement, p. 50 et p. 146

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