D’AUTRES VISAGES DE LA FRANCE (II)

Posté le 16 octobre 2016 par apreslhistoire dans Pays

« Il s’était retiré dans ses paysages, là où l’absurde ne pouvait plus l’atteindre. »
Sophie Pujas (1)

« Il y a des lieux où souffle l’esprit. »
Maurice Barrès 

NOTE 2 (2)

En pays fertois (Orne)
Photographie : Emmanuel Fournigault 

La province et Paris

Je poursuis avec cette deuxième note le parcours proposé autour des paysages, image et âme d’un pays. La citation en incipit, extraite du beau livre de Sophie Pujas consacré à Zoran Music (1909-2005), ce grand peintre de la déportation et de la « banalité du mal », (2) m’est venue sans recherche à l’esprit car, lue il y a trois ans, elle me poursuit ; elle habite mon regard, elle décrit ce que, souvent, je ressens – comme nombre de déracinés – en voyant mais surtout en revoyant les paysages qui me sont chers ; ces paysages souvent chrétiens qui permettent d’oublier à intervalles réguliers la laideur de la ville, fût-elle la capitale du royaume de France et, désormais, de sa République hébétée ; hébétée parce que, comme tous les régimes finissants, ses acteurs (dont les citoyens font partie) répètent en boucle mots creux et devise éculée sans s’apercevoir (ou en feignant de n’en rien voir) que l’effondrement a déjà eu lieu…

Un régime finissant n’est pas nécessairement un régime au seuil du trépas ; il peut vivre longtemps, très longtemps mais, vidé de sa substance, de son être profond, il devient alors un régime factice. Il existe, à cet égard, un lien étroit entre l’état du régime politique et l’état de la société. Quiconque veut bien voir ce qu’il voit ne peut, nous semble-t-il, que prendre conscience de la dislocation de cette société, de la dissolution du peuple, du séparatisme grandissant et du développement du sentiment de l’anti-France qui a supplanté le sentiment national sans lequel il n’est ni peuple, ni nation… 

Mais revenons aux paysages et à ce qu’ils peuvent inspirer aux déracinés, à ceux qui n’ont pas totalement choisi le lieu où ils vivent, à ceux que les grandes villes, à commencer par Paris, lassent et parfois (en fait, de plus en plus souvent) effraient. Paris (par certains côtés tout au moins), à l’instar d’autres mégalopoles, nous paraît s’enlaidir en effet un peu plus chaque année : des quartiers sans âme émergent de nulle part (une partie du XIIIe arrondissement par exemple), des quartiers originellement populaires succombent à la « gentrification » (les Xe XIe, XXe, etc.), c’est-à-dire au règne sans partage de l’homme interchangeable qui est partout chez lui et qui ne cherche qu’à retrouver ailleurs ses repères, son « univers », ses marques (à commencer par les marques commerciales).

Par ailleurs, si son patrimoine est à l’évidence grandiose, certains de ses édifices religieux ou profanes souffrent du manque d’entretien et d’intérêt de la Ville de Paris. Alors que la nouvelle rénovation (qui n’est sans doute pas la dernière…) du quartier des Halles a englouti des sommes astronomiques pour un résultat qui interroge, la Ville de Paris a laissé à l’abandon pendant de très nombreuses années la fontaine des innocents, chef-d’oeuvre du XVIe siècle (même si elle a connu quelques évolutions après), située dans le même quartier avant de débloquer des fonds (dont le montant, quatre millions d’euros, est évidemment sans commune mesure avec la débauche de deniers publics consacrés aux Halles, à commencer par sa canopée…). D’autres nombreux et tristes exemples pourraient être cités, en particulier dans les églises (dont la mairie, comme toutes les communes, a la charge de l’entretien pour tous les édifices antérieurs à 1905).

Ce n’est souvent que lorsqu’il y a péril que nos édiles, sourds aux alertes des hommes d’église et des fidèles, votent des budgets dans une certaine urgence. Les priorités sont ailleurs…(3) 

NOTE PAYSAGES 2 (2)La campagne de Bagnoles de l’Orne
Photographie : Emmanuel Fournigault 

Mais qui, dans cette population composite qu’est la population parisienne, se soucie réellement de ce « petit » patrimoine, qui le voit, écrasé qu’il est trop souvent par des constructions modernes et, surtout, entouré de magasins, d’enseignes clinquantes et souvent vulgaires, sans parler du mobilier urbain (dont on n’observe pas suffisamment à quel point il peut enlaidir une rue, un quartier) ?

Le quartier des Halles à l’extrémité duquel se trouve cette jolie fontaine est d’ailleurs assez emblématique, nous semble-t-il, de ce qu’est devenue une partie de Paris : un « non lieu », sans âme, sans racines, dans lequel évolue une population en « transhumance », hordes déversées des transports publics qui convergent vers ce lieu improbable. L’église Saint-Eustache, malgré sa grandeur, paraît presque fragile dans ce milieu hostile. Combien de ces franciliens ne se sont jamais arrêtés dans cette église, ne serait-ce que pour écouter quelques variations de Bach sur l’orgue qui est une de ses richesses ? 

Ces déracinés, mais apparemment satisfaits de l’être à moins qu’ils n’en soient pas conscients, passent, consomment et, pour certains d’entre eux, n’ont toujours pas compris que ce quartier n’était en rien le centre de Paris. Sainte Geneviève ne leur parlera jamais…

Il faut n’avoir jamais vécu en province et hors des centres-villes pour ne pas ressentir le manque, grandissant parfois avec l’âge, de ces paysages de campagne. Il faut avoir une relation distante avec son pays pour n’envisager de passer ses vacances que dans d’autres lieux artificiels, souvent laids, créés ou organisés aux seules fins du tourisme de masse, ce mal, cet ensauvagement de nos démocraties tardives… Les hordes encore et toujours…

 

Digression sur le tourisme 

Dans un essai à la fois plein d’humour et profond, Tous touristes, (4), Marin de Viry retrace l’évolution du tourisme et décrit de façon incisive ce qu’il est devenu.

EXTRAITS

******

« Aussi, le tourisme qui était une affaire d’âme pour le XVIIIe siècle, qui s’inscrivait encore dans la préparation de l’éternité de sa personne en exil dans ce monde, est-il devenu, aujourd’hui, le tourisme du déplacement des particules à la recherche du bonheur hic et nunc. La lumière qui baigne l’utopie des vacances n’est pas ou plus divine. C’est un assemblage de photons distraits de nos âmes. 

[...] Qu’est-ce que voyager sans âme ? C’est se promener sans curiosité pour ce que le spectacle du monde nous révèle de notre rapport intérieur entre le fini et l’infini. Au contraire, voyager avec son âme, c’est sentir de toutes les manières possibles, face à tous les chefs-d’oeuvre offerts, que ces merveilles vues n’épuisent pas leur propre fin, comme il en va pour notre existence, qui ne se résout pas par elle-même. Voyager avec son âme, c’est être déçu mais en grand. [...] L’impression d’être en exil dans un monde dont les beautés, malgré leurs prestiges, malgré leurs munificences, n’ont pas le dernier mot, est un renforcement du sentiment de l’éternité de l’âme. Au contraire, voyager sans âme, c’est relativiser, c’est-à-dire ne rien relier à quelque chose de vraiment plus grand. Voyager avec son âme, c’est renforcer la grandeur du mystère. Voyager sans elle, c’est se laisser saouler par la diversité du monde. » (5)

******

Que dire de plus ? Le tourisme de masse, aggravé par l’explosion du transport aérien, n’est qu’une des manifestations, parmi beaucoup d’autres, de ce que la démocratie tardive (celle dans laquelle nous vivons) produit de pire : l’alliance, en apparence paradoxale, de l’individualisme forcené et de l’esprit grégaire, le triomphe de la bêtise bourgeoise (au sens où l’entendaient notamment Léon Bloy, Flaubert ou bien encore Baudelaire), l’avachissement dans le consumérisme. Mais il y a peut-être plus grave encore : pour nombre de nos contemporains, il n’y a de tourisme que dans l’éloignement géographique, l’exotisme de pacotille qui participent de ce déracinement, de cet oubli, plus ou moins assumé et conscient, des origines et qui se manifeste par une forme de condescendance, d’ironie à peine dissimulée à l’égard des terroirs. 

Il faut regarder la mine incrédule de nombreux Parisiens lorsqu’on leur parle de l’Orne, de la Mayenne (que beaucoup peinent à situer) ou de la Sarthe, pour ne citer que ces quelques départements. Qu’ils soient réellement parisiens ou qu’ils aient « adopté » cette ville, il y a comme une distance, une incompréhension qui s’installent : un monde nous sépare, le monde des sensations physiques et presque charnelles avec les terroirs, la vérité de la terre.

 

NOTE 6 (2)

Dans la campagne de Lisieux (Calvados)
Photographie : Emmanuel Fournigault 

Contempler toujours 

Ce décalage, ce sentiment d’une distance et parfois même d’un abîme est peut-être aussi lié au rapport personnel qu’on entretient ou pas avec la contemplation. La contemplation paisible des paysages conduit à la dissolution de l’être physique dans la nature créée ou aménagée avec la main scrupuleuse de l’homme. Et dans les paysages, il faut évidemment inclure les bêtes, à commencer par le bétail, les vaches, les agneaux, les moutons… Ils participent de cette pastorale. Comme beaucoup d’autres, les bêtes, à commencer par les vaches, m’émeuvent ; elles m’émeuvent d’autant plus qu’elles sont les victimes du modernisme, du progrès, « ce fanal perfide » (Baudelaire) qui les ont transformées en carnivores avec les conséquences que l’on sait. Les modernes n’ont pas assez médité la mythologie grecque et sont donc toujours étonnés que, tôt ou tard, les Dieux se vengent de l’hubris des hommes (ne parlons même pas de ces fermes industrielles soumises aux règles de la productivité à outrance !)…

Mais peut-être que pour contempler il faut aussi n’avoir pas abandonné les dieux (ceux de la mythologie, celui du christianisme ou d’une autre religion monothéiste), savoir leur rendre grâce pour la beauté des paysages, savoir protéger ce qu’ils nous ont donné comme ce que nos ancêtres eux-mêmes nous ont transmis. Créés, aménagés patiemment par l’homme, les paysages peuvent être aussi l’expression altière (même et peut-être surtout dans leur simplicité) d’une harmonie.

Lisons à cet égard ce qu’écrit Ernst Jünger (1895-1998) dans son très beau roman, Sur les falaises de marbre (6), roman dans lequel la relation aux paysages est essentielle :

« Souvent, dans nos stations au sommet des falaises de marbre, frère Othon disait que là même était le sens de la vie : recommencer la création dans le périssable, comme l’enfant répète en son jeu le travail paternel. Ce qui donnait leur sens aux semailles et à l’engendrement, à la construction, à l’ordre qu’on impose aux choses, à l’image et au poème, c’était qu’en eux la grande oeuvre se révélait, comme en autant de miroirs faits d’un cristal aux mille couleurs, qui bientôt se brise. » (7) 

Dans cet hymne à la nature, à la vie végétale et animale, au labeur de l’homme, rythmé par les saisons, la poésie est également toujours présente par les rites, par les chansons ; le labeur quotidien s’accomplit dans une forme d’harmonie (qui n’enlève rien à l’âpreté de la vie).

Sur l’influence profonde que peut avoir la terre sur l’âme et l’esprit des hommes, Jünger écrit aussi : « En ces deux hommes, le berger et le moine, éclatait la diversité des influences que des sols différents exercent sur les hommes non moins que sur les plantes. » (8) Cette formule splendide est sans doute désormais illisible pour toutes celles et tous ceux qui vivent dans le déracinement, dans le dénuement de l’âme qu’aucun bien ne comblera…

La poésie des paysages mais aussi de la vie avec la nature apparaît également dans un passage précédent où Ernst Jünger écrit ainsi : « [...] Que les vignes fleurissent et portent leurs fruits, qu’hommes et bêtes aillent prospérant, que les vents mauvais s’apaisent, et que la joyeuse concorde habite les coeurs – tout cela, on en rendait grâce à l’harmonie qui vit dans les chansons et dans les hymnes. Cela, le moindre vigneron en était convaincu, et que l’harmonie recèle une force, il le croyait tout aussi fort. » (9) Nous ne sommes pas très éloignés des considérations de Simone Weil sur les besoins de l’âme et l’indispensable spiritualité en toute chose, y compris dans les actes quotidiens, le labeur répétitif, la prosaïque liturgie des heures et des jours… 

Description surannée diront certains, embellissement de la vérité diront les autres… Nous y voyons plutôt une profonde méditation sur le rapport à la nature et donc au travail que l’homme peut accomplir sur elle et avec elle ; méditation qui invite à la fois à l’humilité et à une forme de joie. Humilité devant l’immensité de la Création alors même que le geste de l’homme et tout ce qu’il crée sont voués à la disparition. Joie fruit de l’harmonie, harmonie dont le fragile équilibre associe la nature, les animaux, l’homme et les rites sous la tutelle à la fois austère et bienveillante d’un dieu.

Le petit matin

La campagne de Bagnoles de l’Orne au petit matin
Photographie : Emmanuel Fournigault 

Méditation barrésienne 

Si Ernst Jünger a décrit avec bonheur certains paysages, le grand Maurice Barrès (1862-1923), malheureusement trop oublié, a décrit dans des pages splendides certains paysages français à commencer par la Lorraine, sa région d’origine. Le texte reproduit ci-après et qui conclura cette note est extrait de La Colline inspirée (10), superbe roman, hymne à la colline de Sion, au catholicisme mais aussi méditation sur les affres de l’exil.

EXTRAITS

******

« Illustres ou inconnus, oubliés ou à naître, de tels lieux nous entraînent, nous font admettre insensiblement un ordre de faits supérieurs à ceux où tourne à l’ordinaire notre vie. Ils nous disposent à connaître un sens de l’existence plus secret que celui qui nous est familier, et, sans rien nous expliquer, ils nous communiquent une interprétation religieuse de notre destinée.

Ces influences longuement soutenues produiraient d’elles-mêmes des vies rythmées et rigoureuses, franches et nobles comme des poèmes. Il semble que, chargées d’une mission spéciale, ces terres doivent intervenir, d’une manière irrégulière et selon les circonstances, pour former des êtres supérieurs et favoriser les hautes idées morales.

C’est là que notre nature produit avec aisance sa meilleure poésie, la poésie des grandes croyances.

Un rationalisme indigne de son nom veut ignorer ces endroits souverains. Comme si la raison pouvait mépriser aucun fait d’expérience.

Seuls des yeux distraits ou trop faibles ne distinguent pas les feux de ces éternels buissons ardents.

Pour l’âme, de tels espaces sont des puissances comme la beauté ou le génie. Elle ne peut les approcher sans les reconnaître. Il y a des lieux où souffle l’esprit. » (11)

******

AVF 7

La merveille… 

«Le mont Saint-Michel, qui surgit comme un miracle des sables mouvants. » (M. Barrès)
Photographie : Emmanuel Fournigault 

Emmanuel Fournigault
16 octobre 2016

__________________________________________________________________________

(1) Z. M. (Gallimard, collection L’un et l’autre, 2013), p. 62.

(2) J’ai déjà évoqué ce grand peintre et ce beau livre dans une note à lire ici. Zoran Music a vécu dans l’angoisse de cette répétition du mal absolu ; c’est cette angoisse qui est apparue dans la très belle exposition, Nous ne sommes pas les derniers, consacrée, au milieu des années 1990, à l’oeuvre de ce grand peintre, figure et témoin (avec d’autres évidemment) de cette tragédie absolue.  

(3) Voir les deux articles parus dans La Croix, à lire ici et ici. Articles qui, publiés à cinq années d’intervalle, soulignent l’urgence et l’importance de la préservation de ce patrimoine qu’il ne nous paraît pas excessif de qualifier de vital. 

(4) Flammarion, coll. Café Voltaire (2010).

(5) Op. cité, pp. 121-22.

(6) Gallimard, coll. L’imaginaire (1978, pour l’édition référencée).

(7) Op. cité, p. 87.

(8) Op. cité, p. 75. 

(9) Op. cité, pp-54-5. 

(10) Éditions Paleo, la collection de sable, 2012.

(11) Op. cité, p. 7. L’expression, « [...] former des êtres supérieurs et favoriser les hautes idées morales. », est vraisemblablement, non seulement illisible mais aussi insupportable pour nombre de nos contemporains. L’Histoire est passée par là, les droits de l’homme et la démocratie désincarnée ont fait le reste (pour le dire en termes évidemment très schématiques)… Pourtant, la promesse démocratique était, à l’origine, indissociable d’une forme d’élévation de l’homme, d’élévation par l’émancipation, l’arrachement à une forme de déterminisme, l’accès à des connaissances qui lui permettent d’être un honnête homme, comme on aimait à le dire au XVIIe siècle en particulier. La promesse paraît parfois s’être transformée en cauchemar… 

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