ESPRIT ET VISION DE NOËL

Posté le 25 décembre 2015 par apreslhistoire dans Art et littérature, Eglises et religion

Aux chrétiens d’Orient 

« Une seule fois
Une seule
Dans l’histoire du monde
La nuit,
Mère abusive de l’ombre,
A enfanté de la lumière! »

Bernard Lacroix (1)

« Il n’y a rien de petit en un mystère si grand,
et chacune de ces circonstances mérite toute notre attention. »

Pierre de Bérulle (1575-1629),
fondateur de la Société de l’Oratoire

Nativité-De-La-Tour

Le Nouveau-Né, Georges de La Tour (vers 1648)

Cette nuit et ce jour exceptionnels que sont la vigie et le jour de Noël devraient nous conduire à renouer avec deux attitudes essentielles mais désormais perdues ou tout au moins largement oubliées : l’émerveillement et la simplicité. L’émerveillement devant ce qui advient, la simplicité dans l’attente de ce qui advient comme dans la célébration de ce qui est advenu. Ce serait aussi une façon de renouer avec l’enfance, l’enfance intacte, elle aussi atteinte, parfois très jeune, par le monde dans lequel adviennent les nouveaux-nés. Un monde et, pour ce qui nous concerne, une société, où le plus grand des cadeaux, le don, le don simple, ne suffit plus, n’intéresse plus dans sa forme originelle, modeste, discret mais infiniment précieux.

Cette période est magique ; magique au sens où, par sa simplicité originelle et le mystère qui l’entoure, elle demeure sans explications rationnelles, elle procède du mystère de l’enfantement par Marie, avec l’intercession du Saint Esprit, sous le regard aimant et bienveillant de Joseph. Son symbole, c’est évidemment la crèche, ce lieu humble mais chaud, dans lequel est attendu l’Enfant et qui a été représenté par de nombreux peintres, lui donnant ainsi une dimension culturelle, au sens où elle fait partie, comme le crucifix (pour ne citer que ces quelques symboles forts), des repères culturels d’une société, même lorsqu’elle s’est éloignée du christianisme. On ne sait donc quel esprit malin a saisi certains de nos contemporains depuis quelque temps pour exiger que la crèche, ce symbole de vie et d’espoir, ce lieu d’émerveillement qui intéresse tous les enfants, qu’ils fréquentent ou non l’église de leur paroisse, qu’ils suivent ou non le catéchisme, soit mis hors de la vue des « citoyens » et confiné dans les lieux saints ou les habitations privées !

Il faut que l’esprit d’émerveillement et de simplicité ait été profondément corrompu pour que quelques « laïcards » hystériques, ivres de leur rationalisme sans âme et sans mystère, saisissent le juge administratif pour tenter de faire retirer l’objet du « délit » et, plus récemment encore, pour qu’un ancien ministre de la République (et qui le redeviendra sans doute) se sente investi d’une mission de « rappel à l’ordre » pour enjoindre à ses homologues de l’association des maires de France de veiller au « strict respect » des règles de la laïcité en n’installant aucune crèche dans les lieux publics (laissant certains des élus médusés, interloqués et dubitatifs à l’écoute de cette injonction et alors même que le pays pleurait encore ses morts du 13 novembre et que certains d’entre nous les pleurent toujours…).

Quelle menace une simple et frêle crèche, témoignage d’amour et porteuse d’espoir, peut-elle faire courir à cette République qui a laissé se développer en son sein des ferments de division et de discorde que nombre d’édiles (comme nombre de citoyens) ont préféré pendant trop longtemps nier ou feindre d’ignorer l’existence et le danger ? À quand la démolition ou la dissimulation des calvaires qui ouvrent ou ferment nos villages, s’imposent à la sortie d’un virage et « cohabitent » sans difficulté aucune avec les monuments aux morts ? (2)

Comme le rappelle Pierre Manent dans son ouvrage, récemment évoqué sur ce site (3), si nous vivons dans un régime politique laïque, notre société, elle, est historiquement et sociologiquement chrétienne par des symboles, un tempo (certaines fêtes notamment qui marquent l’année civile), une culture, artistique en particulier, un droit (privé notamment, même s’il a évidemment beaucoup évolué). Cela n’implique en rien une adhésion au christianisme et encore moins à la première religion de France, le catholicisme romain (qui n’a pas empêché, comme on le sait, le gallicanisme) mais cela appartient, pourrait-on dire, au « paysage ambiant ».

Quiconque visite son pays, d’origine ou d’adoption, et pour peu qu’il prenne le temps de regarder autour de lui, voit, plus que les traces, la permanence d’une civilisation chrétienne : fragile, de plus en plus fragile, menacée, de plus en plus menacée (et pas uniquement par une religion dévoyée et « idéologisée » mais aussi par des idées et une forme d’esprit façonnée par la technique, l’idolâtrie des biens matériels, le doute, non plus méthodologique, comme on a pu l’apprendre en classe de philosophie, mais idéologique, entretenu par un relativisme mortifère, …) ; fragile et menacée donc, mais encore très présente, à commencer dans l’Art, tout simplement. Il faut ne fréquenter que certaines grandes villes, certains quartiers où tout est fait, parfois, pour faire disparaître ces traces, cette permanence (sans parler des villes nouvelles et des quartiers créés ex-nihilo où l’idée même d’une histoire, d’un enracinement n’a jamais existé) pour ne pas s’apercevoir de cette évidence forte. Quiconque fréquente régulièrement un village, une campagne, un territoire, non pas perdu, mais profondément vivant (il en est encore de nombreux), le sait et peut le vivre. (4)

Geertgen_tot_Sint_Jans_002

Nativité, Gérard de Saint-Jean (1490)

Mais revenons à notre vrai sujet, l’esprit et la vision de Noël. Je l’illustre par l’extrait ci-après d’un livre fort intéressant de Gilbert Keith Chesterton (1874-1936). Ce grand écrivain britannique est l’auteur à la fois de romans policiers (les célèbres enquêtes du Père Brown), de critiques littéraires mais aussi d’essais, souvent polémiques, qui lui vaudront une rupture définitive avec nombre de ses amis d’origine mais aussi une réputation très forte dans une partie de l’opinion publique anglaise, essais parmi lesquels on peut citer Hérétiques et Orthodoxie(5) Chesterton se rapproche progressivement du catholicisme, même s’il s’y convertit sur le tard, en 1922, après un long et profond cheminement qui le conduit notamment à critiquer assez férocement le protestantisme. On lui doit aussi une très belle biographie de saint François d’Assise (6). Cette présentation discursive ne donne qu’un très imparfait aperçu de la diversité et de la densité de son oeuvre, appréciée par Charles Péguy et Paul Claudel (ce dernier traduira d’ailleurs certains passages de ses livres). 

Si sa pensée est souvent présentée comme inspirée par le souci du paradoxe, elle ne saurait, pour ce que j’ai lu tout au moins, être réduite à cela. Le paradoxe est plus une méthode de raisonnement que l’objectif même de son oeuvre de publiciste. Cette oeuvre est pétrie d’observations de la vie quotidienne en tant qu’elle est source de réflexion et de prudence. Chesterton se méfiait des systèmes globaux de pensée, du socialisme comme du capitalisme. Il croyait profondément – et après un parcours long mais constant – aux forces de certaines évidences proclamées mais dont l’observance et la méditation conduisaient selon lui à une vérité bien supérieure aux raisonnements sophistiqués. Qu’il traite de la religion, bien sûr (qui ne fut cependant ni sa seule source de réflexion, ni son seul objet littéraire), des traditions ancrées dans des habitudes ancestrales, des fondements, à son avis précieux mais fragiles, d’une société (telle que la famille) (7), Chesterton a cette caractéristique d’aller à l’essentiel, de synthétiser son raisonnement et de souligner la vérité profonde et éternelle de certaines traditions, voire de certains préjugés (qu’il ne tenait pas, à la différence de beaucoup d’autres, pour des obstacles à la vérité, rejoignant ainsi, d’une certaine manière, un autre écrivain britannique célèbre et pénétrant, Edmund Burke, 1729-1797). Il croyait profondément en la sédimentation des expériences en tant qu’elle façonne (ou façonnait ?) une société, propose un cadre d’épanouissement et enracine une civilisation… Sa méfiance viscérale à l’égard des idéologies, comme à l’égard d’une forme d’humanisme qui peut conduire à la « surélévation » de l’homme, imprime sa pensée et donc sa vision du monde et de la vie commune. 

La période récente en France a vu naître un regain d’intérêt pour son oeuvre d’essayiste en particulier, grâce au travail de traducteurs et d’un éditeur, les éditions Climats, qu’il convient de souligner. C’est d’ailleurs d’un livre inédit en traduction française, paru dans ces mêmes éditions en 2015, intitulé La Chose et sous-titré pourquoi je suis devenu catholique, que l’extrait ci-après est tiré (8) :

EXTRAITS

*******

 « Noël pourrait être créatif. On nous dit, même ceux qui le vantent le plus, qu’il est précieux parce qu’il permet de maintenir de vieilles coutumes ou des jeux qui ne sont plus à la mode. Il est en effet précieux pour ces deux admirables raisons. Au sens que j’essaie d’évoquer ici, il pourrait être, une fois de plus, possible de retourner la vérité. Ce n’est pas tant des vieilles choses que des choses neuves qu’un véritable Noël pourrait créer. Par exemple, de nouveaux jeux, si on encourageait vraiment les gens à inventer leurs propres jeux. La plupart des jeux anciens commençaient par l’usage d’outils ordinaires ou du mobilier. Les règles de tennis ont été fondées sur le plan de la vieille cour d’auberge. On dit aussi que les piquets du cricket étaient à l’origine les trois pieds d’un tabouret pour la traite des vaches. Nous devrions désormais inventer des choses nouvelles de ce genre, si nous savions qui est la reine des facultés. Comme il serait agréable de commencer un jeu qui consisterait à marquer des points en mettant dans le mille sur un porte-parapluie ou sur un chariot à liqueurs, ou sur l’hôtesse ou l’hôte en personne – avec un projectile mou, bien entendu. Les enfants qui ont assez de chance pour être laissés seuls dans la nursery inventent non seulement des jeux entiers, mais des drames et des vies bien à eux ; ils inventent des langues secrètes ; ils créent des familles imaginaires ; ils dirigent laborieusement les magazines de la famille. C’est ce genre d’esprit créatif dont nous avons besoin dans le monde moderne – besoin, au sens de désir et de manque. Si Noël pouvait devenir plus domestique et non moins, je crois qu’il y aurait une forte ascension du véritable esprit de Noël – de l’esprit de l’Enfant. En encourageant ce rêve, nous devons encore une fois inverser la convention courante sous la forme d’un paradoxe. Il est vrai, en un sens, que Noël est le temps où les portes devraient être ouvertes. Mais je ferais fermer les portes à Noël ou, du moins, juste avant Noël. Et le monde verra alors ce que nous pouvons faire. [...]. (9)

Qu’il y ait cependant une nuit pendant laquelle les choses deviennent luminescentes, mais de l’intérieur ; un jour pendant lequel les hommes cherchent ce qui est enfoui en eux ; et découvrent où est en effet caché, derrière des portails cadenassés et des volets fermés, et des portes blindées et verrouillées, l’esprit de la liberté. » (10)

********

Il-y-a-tant-de-choses-que-Dieu-cherche-a-nous-dire-a-la-creche_article_main

La Nativité, Lorenzo Lotto (1527)

Ces extraits, bien que courts, donnent néanmoins, me semble-t-il, un aperçu intéressant du « style » de Chesterton. Chesterton s’exprime simplement, part et parle de la réalité, des choses simples, ne s’encombre pas de « concepts ». Il avance méthodiquement, mais sans redondances, ni effets rhétoriques trop appuyés, vers ce qui apparaît au lecteur « disponible », débarrassé d’une forme d’esprit, « immunisé » par l’âge, par des heures de lecture à contre-nuit et à contre-temps, comme des vérités évidentes. L’ayant découvert (au moins dans son oeuvre d’essayiste) assez tard dans le chemin de la vie et de la lecture, j’en mesure l’importance, la lumineuse portée, le réconfort et même la joie qu’il peut procurer à qui s’effraie du Verbe faux, de la logorrhée idéologique, de cette « pensée captive » (Czeslaw Milosz) dont nous ne sommes pas sortis parce que nous pensons y avoir échappé (à la différence de celles et ceux qui l’ont subie brutalement et politiquement).  

Je ne résiste pas au plaisir, que j’espère partagé par quelques uns, de citer un autre extrait du même livre, au chapitre intitulé fort superbement Une pensée simple

« Quand le grand cri grec retentit dans le latin de la messe, aussi vieux que la chrétienté elle-même, certains pourraient être surpris d’apprendre qu’il y a bon nombre de gens dans l’église qui disent vraiment Kyrie eleison et veulent dire exactement ce qu’ils disent. » (11)

Dans cette formule à la fois simple et cinglante, il y a tout l’art littéraire de Chesterton, évidemment, mais il y a plus encore : il y a le résumé, en quelques mots, d’une histoire, d’une civilisation et l’affirmation de valeurs très simples, dans leur expression. Nul besoin, comme certains le savent, d’être un helléniste ou même un latiniste émérite pour comprendre, partager et même frissonner à l’écoute et au chant de ces paroles éternelles qui ouvrent dans nos offices la liturgie de la Parole. Mais si pour écrire ainsi ce qu’écrit Chesterton, il faut à l’évidence être un esprit brillant, il ne faut surtout pas être un esprit fort car les esprits forts, produits des Lumières, elles-aussi dévoyées, ne peuvent écrire cela ; ils ne peuvent que passer à côté… Et les surgeons de ces mêmes esprits forts que nous sommes trop souvent écoutent, dans le meilleur des cas, ces paroles sublimes (et quelques autres) en se disant (encore dans le meilleur des cas) qu’elles sont belles mais sans en ressentir au plus profond de leur être l’immense promesse comme l’immense devoir qu’elles imposent. L’échine frissonnante, celle ou celui qui les écoute et parfois les chante sait (non par la démonstration mais par l’expérience sensible) qu’elles sont tout simplement des évidences qui, par leur nature même, échappent aux théories glaçantes de l’explication rationnelle. Chesterton n’en est, de ce point de vue-là, que plus essentiel et salvateur en nos temps troublés, en nos temps d’artifices…

Emmanuel Fournigault
25 décembre 2015

Photographie : Emmanuel Fournigault

Photographie : Emmanuel Fournigault

Mère et Fils, sculpture en pierre (Basse-Normandie)

___________________________________________________________________________________________

(1) Extrait d’un poème que vous pouvez lire intégralement sur le site consacré à Bernard Lacroix, en cliquant ici.

(2) Il existe quelques associations qui défendent et restaurent des croix et calvaires afin de préserver ce beau patrimoine ; ainsi celle dont je mets le site en lien ici et qui intervient en Sarthe. Il ne faut jamais désespérer de la fidélité d’une poignée d’hommes et de femmes aux legs de leurs ancêtres même s’ils doivent parfois subir moqueries ou quolibets… Chacun trouvera dans certaines actualités, voire dans son expérience personnelle, de quoi vérifier ce propos…

(3) Situation de la France, éditions Desclée de Brouwer (2015).

(4) Sur ce sujet, je me permets de renvoyer à la note En nos pays perdus… mise en ligne sur ce site et à lire ici. 

(5) Publiés aux éditions Climats (département des éditions Flammarion). 

(6) Publiée aux éditions Dominique Martin Morin. 

(7) Chesterton tient des propos forts sur la famille comme le rappelle Simon Leys dans son recueil d’articles, Le Studio de l’inutilité, éditions Flammarion (2012), dans lequel il consacre un chapitre à l’auteur. Ainsi : 

« Il y a des forces destructives dans notre société, qui ne sont rien d’autres que destructives, car elles ne cherchent pas à modifier l’état des choses, mais à l’annihiler, en se basant sur une anarchie interne qui rejette toutes les distinctions morales sur lesquelles même les simples rebelles s’appuient encore. A présent, le criminel le plus dangereux est le philosophe moderne qui ne connaît plus aucune loi. L’ennemi n’émane pas des classes populaires, il se recrute parmi les gens éduqués et aisés qui allient intellectualisme et ignorance, et sont soutenus en chemin par le culte que la faiblesse rend à la force. Plus spécifiquement, il est certain que les milieux scientifiques et artistiques sont silencieusement unis dans une croisade dirigée contre la famille et l’État. » (p. 62).

En nos temps où des pratiques et une forme multiséculaire de vie familiale sont mises à mal par quelques aventuriers, apprentis sorciers, au nom d’une égalité douteuse et pour tout dire coupable, la lecture de ces quelques lignes a quelque chose de réconfortant ; un vent frais et stimulant dans une atmosphère viciée et irrespirable…

(8) Éditions Climats, (2015).

(9) Op. cité, pp. 340-341. Les phrases en gras sont soulignées par nous. 

(10) Op. cité, p. 343. La phrase en gras est soulignée par nous. 

(11) Op.cité, p. 149.

 

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