EN LISANT THÉRÈSE D’AVILA : MÉDITATION SUR L’ÂME, LA LIBERTÉ ET LE DÉNUEMENT

Posté le 26 août 2015 par apreslhistoire dans Art et littérature, Eglises et religion

« Celui qui aime l’argent ne sera jamais rassasié
et celui qui aime l’abondance n’en tirera guère de profit,
car cela aussi est souffle vain. »

(Ecclésiaste, 5-9)

« Je sais bien la source qui coule et fuit,
malgré la nuit. »

(Jean de la Croix)

« Je sais qu’il y en a qui préfèrent les moulins aux églises,
et le pain du corps à celui de l’âme.
Á ceux-là je n’ai rien à leur dire.
Ils méritent d’être économistes dans ce monde
et aussi dans l’autre. »

(Théophile Gautier)

le_bernin_extase_terese_detail2 Le Bernin, La Transverbération de sainte Thérèse (1647-1652), détail

Plongé depuis de nombreux mois, par séquences régulières, dans l’oeuvre et la vie de Thérèse d’Avila (1515-1582) dont nous célébrons donc cette année, avec une certaine discrétion, le cinquième centenaire de la naissance, je mesure à quel point cette oeuvre est immense mais aussi déroutante (1).

Thérèse d’Avila a fait peu d’études mais a beaucoup lu. Son écriture à la fois travaillée et limpide, sa réflexion profonde sur l’oraison et les demeures de l’âme en font un grand écrivain catholique du XVIe siècle, ce Grand Siècle espagnol, avec Jean de la Croix (1542-1591) et, bien sûr, Ignace de Loyola (1491-1556) (2).

Outre cette oeuvre féconde, on lui doit une profonde et déterminée réforme du Carmel. Mission (dont une partie de l’oeuvre est un moyen d’y parvenir) qui lui fut en partie dictée par le rejet et parfois même l’horreur que provoqua chez elle la Réforme protestante. « Le monde est en feu ! » écrit-elle ainsi dans les premières pages du Chemin de la perfection (3). Et aussi : « Ayant appris vers cette époque de quelles terribles épreuves souffrait la France, les ravages qui y avaient faits les luthériens, et les effroyables développements que prenait leur malheureuse secte, j’éprouvai une peine profonde. Comme si j’eusse pu, ou que j’eusse été quelque chose, je pleurais avec le Seigneur et le suppliais de porter remède à une telle calamité. Il me semblait que j’aurais sacrifié volontiers mille vies pour sauver une seule de ces âmes qui s’y perdaient en grand nombre. » (4)

On ne peut comprendre la vie et l’oeuvre de Thérèse et encore moins ces quelques citations si on n’intègre pas les données historiques, politiques et, évidemment, théologiques de l’époque. Sa détermination absolue est à la hauteur de son épouvante face à ce qu’elle vit comme une seconde condamnation du Christ : « On voudrait, pour ainsi dire, condamner de nouveau Jésus-Christ puisqu’on l’accable de tant de calomnies. » (5)

Comme l’écrit très justement Jean Canavaggio, dans son introduction aux oeuvres de Thérèse et de Jean, en forme de portrait croisé : « [...] il importe aujourd’hui de les replacer dans leur temps, si différent du nôtre. Engagés dans leur siècle, Thérèse et Jean ont appartenu à un monde dont ils ont subi les contraintes, mais qu’ils n’ont pas hésité à affronter pour répondre à l’appel de Dieu. » (6) 

Pétrie de cette conviction et mue par une volonté sans failles, malgré les obstacles (elle fut un temps menacée par l’Inquisition qui craignait qu’elle ne fût affectée d’un mysticisme dégradé et quasi-pathologique, forme d’illuminisme, elle était de santé fragile…), Thérèse d’Avila entreprit de diffuser la règle de son ordre, les Carmélites de l’Incarnation, telle qu’elle avait été développée au XIIIe siècle et fondit de nombreux couvents en Castille et en Andalousie. Mais elle ne se « contenta » pas, si l’on ose dire, de s’engager physiquement et matériellement dans ces fondations, elle entreprit aussi de former ses coreligionnaires. Elle avait à coeur de former ses soeurs en religion pour que leur démarche soit justement libérée de l’emprise d’un mysticisme ou de « sottes dévotions ». C’est l’objet du Chemin de la perfection (1567) mais aussi du Château intérieur (1577). (7) Dans ce dernier ouvrage, Thérèse développe son idée des demeures de l’âme, d’étapes nécessaires qui doivent être franchies dans le respect absolu de leur ordonnancement pour aller jusqu’au plus profond de son âme et ainsi aller à la rencontre de Dieu.

Photographie : Emmanuel Fournigault

             Photographie : Emmanuel Fournigault

Comme l’écrit Joseph Pérez dans la biographie qu’il a consacrée à Thérèse d’Avila (8) : « Aujourd’hui, les mots « mystique » ou mysticisme peuvent recevoir deux acceptions : on entend par là soit une attitude collective fondée sur une foi irrationnelle en une doctrine ou en un homme (c’est dans ce sens qu’on parlera, par exemple, de la mystique du chef ou de la mystique de la science), soit la connaissance expérimentale des choses de Dieu, une technique qui mène l’âme, par une suite d’états et de transformations, jusqu’à l’union avec Dieu, quel que soit le nom qu’on donne à cette union : extase, ravissement, élévation, vol de l’esprit, enlèvement, ce qui est « tout un » d’après Thérèse d’Avila – ; ces termes différents expriment tous la même chose. » (9) Et plus loin, le biographe ajoute : « [...] dans l’expérience mystique [...] Dieu est connu, non seulement par la raison et par la foi – par la raison éclairée par la foi (10)-, mais d’une manière directe. La contemplation et l’extase permettent aux mystiques de voir Dieu face à face. Ce privilège les distingue de l’immense majorité des croyants qui devront attendre la résurrection et la vie éternelle pour accéder à la béatitude. » (11)

Thérèse d’Avila décrit ainsi dans Le Château intérieur un cheminement de l’âme qui, par l’oraison et la contemplation, permet d’ouvrir la porte du Château et, par étapes successives qu’il convient de suivre scrupuleusement, d’accéder jusqu’aux dernières demeures de l’âme ; Thérèse en distinguant sept. Le souci de l’âme, le soin qu’on doit y apporter, la nécessité de se détacher des choses extérieures puis de soi-même pour aller au plus profond de son âme et mieux approcher Dieu sont au coeur de la réflexion de Thérèse.

Bossuet, le grand prédicateur et écrivain de notre Grand Siècle français, lui écrira un panégyrique splendide dans le style grandiose qui est le sien et qui fut prêché en 1657 à la cathédrale de Metz, en présence de la reine mère et dont voici un court extrait : « Enflammée de l’amour de Dieu, elle le cherche par son espérance ; c’est le premier pas qu’elle fait : que si l’espérance est trop lente, elle y court, elle s’y élance par des désirs ardents et impétueux; tel est son second mouvement : et enfin son dernier effort, c’est que les désirs ne suffisant pas pour briser les liens de sa chair mortelle, elle lui livre une sainte guerre ; elle tâche, ce semble, de s’en décharger par de longues mortifications et par de continuelles souffrances, afin qu’étant libre et dégagée et ne tenant presque plus au corps, elle puisse dire avec vérité ces paroles du saint Apôtre : Nostra autem conversatio in cœlis est : Notre conversation est dans les cieux. » (12)

Photographe : Emmanuel Fournigault

           Photographie : Emmanuel Fournigault

En lisant Thérèse d’Avila (canonisée en 1622 et faite docteur de l’Église par Paul VI en 1970), on ne peut s’empêcher de penser à Simone Weil, souvent citée sur ce site, et à sa réflexion sur les besoins de l’âme, développée en particulier dans L’enracinement (13).  

Par des biais différents et avec des parcours très éloignés, Thérèse d’Avila, la carmélite du XVIe siècle et Simone Weil, la philosophe d’origine juive versée dans le christianisme, tentent de nous inviter à protéger notre âme mais aussi à l’explorer pour aller jusqu’au plus profond de nous. Quelles que soient les différences d’approche, quelle que soit la singularité de leur démarche, l’oeuvre de ces deux femmes, me semble-t-il, se complète : un dialogue paraît s’être instauré, une correspondance paraît s’être échangée.

Quatre siècles les séparent (Simone Weil est née en 1909) mais l’écho croisé de leur oeuvre est puissant et précieux à qui veut bien l’entendre et donc à qui prend la peine de les lire. Expérience de lecture sublime autant qu’émouvante que le passage d’un chapitre de l’une aux réflexions de l’autre… C’est dans le lent cheminement à la fois parallèle et croisé à travers leurs oeuvres, c’est par la lecture et la relecture de passages admirables de leurs livres que l’ont peut espérer, même fugitivement, accéder au dévoilement, percevoir une lumière au fond de nos ténèbres, atteindre ce que la vie humaine nous cache, ce que la vie matérielle efface ou rend obscur.

Thérèse d’Avila a beaucoup réfléchi au détachement. Elle faisait de l’oraison et de ses différentes formes le moyen de sortir de soi-même pour se rapprocher de l’absolu.

Derrière cette réflexion, il y en a peut-être une autre qui point : celle sur le bon usage de la liberté. Non cette liberté du caprice, non cette liberté faite de droits et de créances sur tout et sur rien, non celle de l’extension infinie des prérogatives individuelles et collectives sur les choses et, pis encore, sur le donné, asservi à nos désirs, profané par l’hubris (cette démesure dont nous avons oublié que les Dieux grecs se vengeaient tôt ou tard). Mais cette liberté conquise sur soi-même, cette liberté, d’origine aristocratique, qui doit conduire l’homme à s’empêcher (pour paraphraser Albert Camus) et à ne pas faire de lui-même son seul horizon…

Car Thérèse, comme Jean, comme Inigo (Ignace) et quelques autres, était réellement libre. Son ascèse était libre. Thérèse (comme Ignace d’ailleurs mais d’une autre façon) a douté, a erré puis s’est engagée de façon déterminée et résolue. Son doute ne l’a pas conduite au retrait, à l’abandon. Il fait partie de son parcours, de sa réflexion mais il n’est pas et ne pouvait évidemment pas être le doute du jugement suspendu… 

C’est un extrait d’un autre de ses livres que je souhaiterais citer ci-après. Il est tiré du Livre de la vie (1575) (14) dans lequel Thérèse d’Avila raconte son parcours, son cheminement, revient sur certaines de ses idées-forces, à commencer par l’oraison, sur les conditions pratiques pour accéder à cette mystique, telle qu’on a tenté de la cerner ci-dessus. Dans ce récit, elle rend aussi hommage à certains de ceux qui l’ont aidée, conseillée ou qu’elle a tout simplement admirés. Il en est ainsi du frère Pierre d’Alcántara (1499-1562), franciscain qui s’engagea aussi dans la réforme de son ordre. Dans le passage cité, elle décrit son mode de vie mais aussi les dernières heures de son existence, de sa vie consacrée. C’est une profonde méditation sur le dénuement, sur la capacité de se détacher de tout et donc sur des vertus qui ne nous seront jamais accessibles. Ce bel extrait tiendra lieu de conclusion, ou à tout le moins d’épilogue, tant il me paraîtrait vain et même incongru d’ajouter quelques commentaires.

« Quand il y a des paroles en abondance, elles font abonder la vanité : quoi de plus pour l’homme ? » dit Qohéleth (6-11)… (15)

Photographie : Emmanuel Fournigault

            Photographie : Emmanuel Fournigault

EXTRAITS

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« 17 [...] Quand il dormait, c’était assis, la tête appuyée contre un morceau de bois qu’il avait fixé au mur ; quant à s’étendre, même s’il l’avait voulu, il n’aurait pu le faire, car sa cellule, comme on le sait, n’avait pas plus de quatre pieds et demi de long. Pendant toutes ces années, jamais il ne mit son capuce, malgré l’ardeur du soleil ou la violence de la pluie, et il n’avait rien aux pieds, sans autre habit qu’une robe de bure et rien d’autre sur la peau, et cet habit était aussi étroit que possible, avec un mantelet par-dessus, de même étoffe. Il le retirait par grand froid, me disait-il, et laissait ouvertes la porte et la lucarne de sa cellule ; puis il le remettait et refermait la porte pour contenter son corps et l’apaiser en le mettant à l’abri. Il ne mangeait ordinairement qu’un jour sur trois. Et il me demandait pourquoi je m’en étonnais, car c’était tout à fait possible à qui en prenait l’habitude. Un de ses compagnons me dit qu’il lui arrivait de rester huit jours sans manger. Ce devait être quand il était en oraison, car il avait de grands ravissements et de grands élans d’amour de Dieu dont je fus une fois témoin.

18. Sa pauvreté était extrême et sa mortification aussi, dans sa jeunesse ; il me dit qu’il lui était arrivé de vivre trois ans dans une maison de son ordre, sans connaître un seul moine, si ce n’est au son de sa voix ; car jamais il ne levait les yeux, et quand il lui fallait se rendre par nécessité quelque part, il ne savait y aller qu’en suivant ses frères. C’est ce qui lui arrivait sur les chemins. Jamais il ne regardait une femme, et cela pendant de longues années ; et lui était aussi indifférent, me disait-il, de voir que de ne pas voir ; toutefois, il était très vieux quand je l’ai connu, et sa maigreur était si extrême qu’il avait l’air fait de racines d’arbres. Avec tant de sainteté, il était très affable, mais ne parlait guère, sauf si on l’interrogeait. Ses propos étaient alors fort savoureux, car il avait un très bon esprit. [...] Quand il vit que c’était la fin, il dit le psaume « Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi » [ J'étais joyeux que l'on me dise : / Allons à la maison de Yahvé ! - Ps 122 (121) - ] (16) et à genoux il mourut. 

19. [...] Quand il expira, il m’apparut et me dit qu’il allait se reposer. Je ne voulus pas le croire et en parlai à quelques personnes et, huit jours plus tard, la nouvelle arriva qu’il était mort ou, pour mieux dire, qu’il avait commencé à vivre pour toujours. » (17)

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Photographie : Emmanuel Fournigault

Photographie : Emmanuel Fournigault

Paysage de Sologne

Emmanuel Fournigault 

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 (1) Les oeuvres de Thérèse d’Avila dont je n’ai pas encore lu la totalité au jour où j’écris ces lignes sont disponibles dans de nombreuses éditions de poche, Gallimard, collection Folio, Le Seuil, collection Livre de vie et, plus récemment, les éditions Gallimard ont publié un très beau volume dans la Bibliothèque de la Pléiade (2012), regroupant une partie des oeuvres de Thérèse (à l’exception assez incompréhensible du Livre de la perfection) et de celles de Jean de la Croix. Les citations sont extraites de ces différentes éditions, ayant commencé mon parcours dans les ouvrages séparés des collections de poche précitées. L’accès à ce continent littéraire que constitue la littérature chrétienne et, en l’occurrence, catholique peut s’avérer difficile. Ces textes peuvent être intimidants, sinon obscurs : il n’en est rien après qu’on a commencé à les lire régulièrement. Il est possible d’y accéder, dans un premier temps, par une anthologie. Je conseille ainsi celle de François Huguenin, Les voix de la foi, vingt siècles de catholicisme par les textes, Perrin (2012).  

(2) Sur Ignace de Loyola, je me permets de renvoyer à la note consacrée à l’église Saint-Paul Saint-Louis, à lire ici ainsi qu’au très bel article d’Élisabeth Bart, déjà cité dans cette même note, sur le livre de François Sureau, Inigo, portrait superbe de cet autre religieux majeur, au destin exceptionnel, article à lire ici. 

(3) Éditions du Seuil, collection Livre de vie (1996 pour l’édition référencée), p. 51.

(4) Op. cité, p. 49.

(5) Op. cité, p. 51.

(6) Oeuvres de Thérèse d’Avila et Jean de la Croix, Gallimard, bibliothèque de la Pléiade (2012). Introduction, p. XI.

(7) Voir la Pléiade, op.cité, pp. 519 à 686. On peut aborder ce beau livre avec les extraits publiés chez Gallimard, dans la collection Folio-sagesses (2014).

(8) Jospeh Pérez, Thérèse d’Avila, Hachette-Pluriel (2014). L’auteur a également participé à l’édition du volume de la Pléiade.

(9) Op. cité, pp. 257-258.

(10) C’est nous qui soulignons.

(11) Ibid. Op. cité p. 258.

(12) J’ai découvert ce très beau texte sur le site de Maxence Caron, texte que vous pouvez lire ici. Maxence Caron, né en 1976, est philosophe, musicien et musicologue, entre autres « compétences ». Je ne connais pas assez bien son oeuvre et notamment ses livres pour en parler sérieusement (je connais mieux ses interprétations musicales) mais la présentation qui en est faite sur le site qui lui est consacré et les extraits de livres ou les articles qui y sont proposés en ligne laissent deviner une oeuvre profonde, sans doute à contretemps. Son texte sur Rimbaud, que vous pouvez lire ici, est passionnant. Et puis c’est un très bon interprète et connaisseur de Jean-Sébastien Bach, l’un de mes compositeurs, avec Couperin, au sommet de mon panthéon personnel…

(13) Gallimard, collection Folio-essais (1990, pour l’édition référencée).

(14) Gallimard, collection Folio-classique (2015, pour l’édition référencée).

(15) Disposant, comme de nombreux amateurs je suppose, de plusieurs traductions de la Bible, les citations que je reproduis dans cette note comme dans d’autres sont celles dont j’apprécie plus particulièrement la traduction et renvoient donc aux différentes éditions en ma possession. Je prie les spécialistes et plus encore les exégètes de me pardonner cette forme d’arbitraire… 

(16) N’étant malheureusement pas un latiniste émérite, je reprends la traduction proposée dans l’édition précitée. Voir note 3 p. 502. La numérotation d’une partie des Psaumes varie entre la Bible hébraïque et les premières Bibles traduites en grec au IIe siècle avant Jésus-Christ (en fait, les Psaumes 9 et 10 furent réunis) dont s’inspirèrent les traductions latines qui suivirent mais aussi la liturgie. Ceci explique que ce psaume renvoie aux numéros 121 et 122 (hébr.). Voir l’introduction au Livre des Psaumes de la dernière traduction liturgique officielle, éditions Mame (2013), p. 834.

(17) Op.cité, pp. 271-273.

 

 

 

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